Troubles psychiques

Les troubles mentaux figurent dans la Classification internationale des maladies (CIM) publiée par l’OMS (en anglais : International Classification of Diseases, ICD). Cette classification, qui porte aussi sur les maladies physiques, définit, entre autres, les maladies psychiques suivantes :

- Troubles de l’humeur (troubles affectifs) : ce groupe réunit les troubles affectant surtout le monde émotionnel et l’énergie. Ce sont les dépressions, les épisodes maniaques et les troubles bipolaires. Les principaux symptômes d’une dépression sont l’absence de joie de vivre, d’énergie et d’intérêt. Une manie, le pôle opposé de la dépression, est un état d’exaltation sans fin ou d’énergie inépui- sable. Elle provoque un état d’agitation, un flot d’idées et une hyperactivité. Le trouble bipolaire se caractérise par une alternance d’épisodes dépressifs et d’épisodes maniaques. Les troubles de l’humeur présentent différents degrés de gravité. Ils peuvent se manifester de manière prolongée ou sous la forme d’épisodes uniques ou récurrents.

 

- Psychoses : elles entraînent généralement une altération de la personnalité et de la perception. Elles s’accompagnent de différentes formes du sentiment de division ou de déchirement intérieurs. Les capacités intellectuelles du sujet ne sont généralement pas affectées. La schizophrénie est une psychose. Le sujet atteint peut présenter des symptômes psychotiques comme des manifestations délirantes, des hallucinations ou un langage désorganisé.

 

- Troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes : dans ces maladies, les émotions et les schémas de comportement sont dominés par des symptômes comme l’anxiété et la compulsion. La névrose est un terme générique recouvrant une multitude de troubles psychiques. Les troubles compulsifs (p. ex., le besoin irrépressible de se laver), les phobies et les troubles anxieux sont classés dans le groupe des névroses. Une phobie est une anxiété

Dans le contexte psychiatrique, on utilise souvent l’expression de « troubles psychiques », qui souligne le dysfonctionnement. La notion de « maladie psychique » renvoie à l’importance et au déroulement de la maladie, au traitement et à la prise en charge de l’individu. 

- Troubles de la personnalité : ce groupe comprend un large ensemble de schémas de vie et de comportement persistants caractérisés par l’absence de flexibilité. Les troubles de la personnalité font partie des troubles psychiques les plus difficiles à traiter. En général, ils affectent tous les as- pects de la vie du sujet. Divisés en sous-catégories sur la base de leurs caractéristiques, les troubles de la personnalité se recoupent souvent ;

 

- Troubles psychiques et comportementaux dus à des substances psychotropes : ce groupe comprend les maladies psychiques et les troubles du comportement découlant de la consommation répétée de certaines substances psychotropes. Les symptômes typiques en cas de dépendance sont le besoin irrépressible de consommer, l'absence ou la baisse de capacité à se contrôler, des symptômes de sevrage, des signes d’accoutumance, une tendance à négliger les autres centres d'intérêts et à continuer de consommer en dépit des conséquences néfastes connues. 

Comorbidité

La présence simultanée de plus d’une maladie (comorbidité) est fréquente chez les personnes atteintes de troubles ou de maladies psychiques. La comorbidité peut être psychique : on observe en particulier des combinaisons de troubles affectifs (comme, p. ex., les dépressions) et de troubles anxieux ou de troubles dus à la dépendance. Il est également fréquent que des maladies psychiques soient associées à des troubles physiques (chroniques ou non).

Conséquences des maladies psychiques

Les maladies psychiques ont des conséquences à la fois pour les personnes concernées et pour leur entourage. Les conséquences fréquentes sont une diminution de la qualité de vie et l'invalidité ; la stigmatisation des personnes concernées peut aboutir à une chronicité de la maladie et à une diminution des chances de guérison.

 

Stigmatisation

La stigmatisation consiste à attribuer à une personne, en les généralisant, des caractéristiques physiques, psychiques, sociales ou comportementales. C'est ainsi que cette dernière se voit attribuer des spécificités par un tiers et, en conséquence, se retrouve discriminée, exclue et rejetée par d'autres. La stigmatisation des malades psychiques peut avoir une origine extérieure ou intérieure. Celle d’origine extérieure résulte de préjugés et de discriminations que la société inflige aux personnes concernées.

La stigmatisation d’origine intérieure désigne les stéréotypes négatifs que les personnes concernées s’appliquent à elles-mêmes, ce qui peut les conduire à développer des sentiments de honte et à perdre l’estime d’elles-mêmes. Parmi les autres conséquences possibles, il faut relever en particulier la perte du réseau social et du statut social, la diminution de la qualité de vie et l’invalidité. La peur de la stigmatisation peut en outre faire obstacle à un recours aux offres d'aide et de soutien.

 

Diminution de la qualité de vie

Les personnes atteintes de troubles psychiques ont une qualité de vie nettement moins bonne, la qualité de la vie étant fortement affectée par des facteurs émotionnels, en l’espèce la souffrance, la stigmatisation et l’absence de perspectives.

Les proches: Les proches de malades psychiques ne sont pas seulement sollicités d'un point de vue émotionnel mais ils sont également mis à contribution financièrement et en termes de temps. Des études montrent que ces personnes sont en moins bonne santé, qu’elles sont moins équilibrées psychiquement, qu’elles consultent plus souvent un médecin et qu’elles sont plus souvent hospitalisées pour des soins somatiques. Outre les partenaires, cela concerne notamment les parents ainsi que les frères et sœurs ou les enfants des malades psychiques.

La santé psychique au travail: Le travail joue un rôle important à la fois pour la consolidation de la santé psychique et lors de la naissance de maladies psychiques. Une activité professionnelle ne permet pas seulement à une personne de subvenir à ses besoins ; elle est aussi importante pour son développement personnel, pour la cons- truction de son identité et pour son intégration sociale. Le travail et les aspects qui lui sont liées, comme la reconnaissance et l’estime, sont des valeurs importantes pour la santé psychique à l’âge adulte.

MANUEL DE DIAGNOSTIQUE ET STATISTIQUES DES TROUBLES MENTAUX


La prise en charge de la maladie mentale ou des troubles psychiques a pour référence le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.


Afin d'avoir plus d'information à ce sujet, vous pouvez cliquez sur le lien ci-dessous:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux

« La Classification internationale des maladies (CIM) est la norme internationale permettant de rendre compte des données de mortalité et de morbidité. Elle organise et code les informations sanitaires qui sont utilisées pour les statistiques et l’épidémiologie, la prise en charge des soins, l’allocation des ressources, le suivi et l’évaluation, la recherche, les soins primaires, la prévention et le traitement. Elle contribue à brosser le tableau de la situation sanitaire générale des pays et des populations. »

http://www.who.int/features/2012/international_classification_disease_faq/fr/

CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES MALADIES

 

« La classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes 10e révision est établie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En Suisse, le codage des diagnostics se fait avec la version GM (German Modification) de cette classification. Celle-ci se base sur la version OMS et est établie par le Deutsches Institut für Medizinische Dokumentation und Information (DIMDI) en Allemagne.»
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/infothek/nomenklaturen/blank/blank/cim10/02/05.html

Lien pour accéder au contenu du CIM 10 :
http://apps.who.int/classifications/icd10/browse/2008/fr#

 

PSYCHOTROPES, TROUBLES PSYCHOTIQUES, RETABLISSEMENT

 

Bien qu'aucun médicament ne vous est fournit au sein du cabinet, il peut quand même arriver que vous soyez sous traitement lorsque vous êtes en thérapie. Voici donc quelques informations sur les psychotropes.


Psychotropes


« Les produits psychotropes sont des substances qui modifient la perception, les pensées ou le comportement. Ces substances peuvent être légales ou illégales. Citons, entre autres, pour les substances légales : le café, le tabac, le cacao, l'alcool et pour les médicaments : les sédatifs, les stimulants, les neuroleptiques, les antidépressifs. En ce qui concerne les substances illégales, il s'agit du cannabis, de l'opium et de ses dérivés, de la cocaïne et des hallucinogènes. »

Troubles psychotiques


« Les troubles psychotiques affectent le fonctionnement du cerveau de façon majeure en modifiant les pensées, les croyances ou les perceptions. Une personne atteinte d’un trouble psychotique peut, par exemple, entendre des voix ou avoir l’impression que d’autres personnes manipulent ses pensées. Elle fait difficilement la différence entre ce qu’elle perçoit et ce qui est réel. On dit de la personne atteinte durant les périodes de crise, qu’elle perd le contact avec la réalité. Les symptômes d’un trouble psychotique peuvent apparaître graduellement ou de façon soudaine. La période pendant laquelle la personne présente ces symptômes se nomme « épisode psychotique ».
La personne atteinte d’un trouble psychotique a beaucoup de difficulté à fonctionner au quotidien.
Les troubles psychotiques touchent environ 3 % de la population. Ils affectent tant les jeunes que les adultes, sans différence quant à l’origine ethnique, à la condition sociale ou économique et à l’éducation. Les troubles psychotiques débutent habituellement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

Rétablissement

 

"...Le rétablissement est un processus de transformation au cours duquel on accepte ses limites et découvre en soi tout un potentiel de nouvelles possibilités..."

http://promentesana.org/upload/application/340-recovery2011.pdf

« Toute démarche de rétablissement implique l’élargissement de son pouvoir d’agir sur ses conditions de vie, l’élaboration et l’implantation de projets de vie basés sur l’utilisation optimale de ses ressources personnelles et environnementales, et la promotion d’un état de bien-être et d’équilibre en harmonie avec ses forces et limites et celles de son environnement.  »

http://id.erudit.org/iderudit/014538ar; 10.7202/014538ar ; Hélène Provencher, Ph.D., Professeure agrégée, Faculté des sciences infirmières, Université Laval, Centre de recherche Université Laval-Robert Giffard, Québec, « L’expérience du rétablissement, perspectives théoriques », Santé mentale au Québec, 2002, XXVII, 1, 35-64

 

INFORMATIONS SUR LA SANTE MENTALE

La santé mentale, composante essentielle de la santé est un état de bien-être, une aptitude de l’esprit à fonctionner normalement et répondre de manière appropriée aux stimuli de l’environnement. On parle alors de troubles mentaux lorsque cet état de bien-être est perturbé par des affections psychiatriques. L’individu est alors dans l’incapacité de s’adapter aux situations difficiles voire douloureuses et de maintenir son équilibre psychique.

Les troubles psychiatriques touchent 1 adulte sur 4 soit 27% de la population française.
75% des affections psychiatriques débutent avant l’âge de 25 ans
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L’apparition des troubles

Les troubles psychiques peuvent se manifester de nombreuses façons et à des âges différents.
Dans la majorité des cas, c’est à l’adolescence, entre 15 et 20 ans que ces troubles se manifestent, de façon le plus souvent aiguë.
Parfois entre 20 et 30 ans, au moment d’entrer dans la vie active, un trouble du comportement apparaît, venant bouleverser la vie de la personne.
L’apparition des troubles peut être progressive. Des changements d’attitude, des propos bizarres, un retrait du groupe familial, l’éloignement des amis, la perte d’intérêt pour les activités habituelles.
D’abord, on ne comprend pas ou on ne veut pas comprendre – on donne à ces comportements une cause extérieure : crise d’adolescence, chagrin amoureux, échec scolaire, peur des examens, ou prise de drogues.
Il arrive aussi que le début des troubles soit brutal, (c’est notamment le cas au cours des schizophrénies) et entraîne un risque réel pour la personne et pour son entourage : tentative de suicide, extrême agitation, violence, fugues.

La crise

La « crise » est le point culminant de la maladie psychique. La crise peut se manifester par une tentative de suicide.
La crise aboutit souvent à une hospitalisation. Cette hospitalisation, même si vous la vivez comme un nouvel « enfermement » peut permettre au malade de franchir une étape vers la stabilisation.